À propos de

DSC_0391 2

S’imposent un jour, une rencontre, une sensation, une énergie pressante où l’art de prendre son temps, le besoin de s’ancrer, de s’exprimer, de transmettre sans mots, le désir d’une matière, d’être libre, là, où l’impossible n’existe plus.

Dès lors, rechercher de la douceur, la donner, renouer avec ses racines, avec la nature, avec l’essence même de la vie, sans ornement, et tout simplement avec l’Etre, par un regard, un toucher, une caresse, une sensation…

S’instaure un rythme; celui des doigts qui galopent dans l’urgence, puis se suspendent,  qui reprennent leur travail, consciencieux, doux, qui cherchent la forme, qui grattent, qui polissent, qui accumulent et collent.

Et si on prenait le temps de s’adonner à la délicatesse, au rêve?

Dès lors, retrouver l’odeur du sous bois, de l’asphalte chaud, mouillé par une pluie salvatrice; reconquérir le regard perdu vers cet horizon que l’on ne connait pas, la brume impénétrable ; effleurer l’immensité de l’océan, le vent dans les feuilles, la douceur de la neige qui tombe sur la peau, la caresse du soleil, nos pieds nus ressentant chaque brin d’herbe, chaque grain de sable et de terre.

Cette Terre qui nous ancre, qui nous dit qui nous sommes dans nos yeux émerveillés d’enfant.

Notre curiosité cherche, au plus lointain de nous, ce qui nous touche. Dès lors, rentrer dans l’intime et y prendre place; une pause pour le retour à notre mémoire ancestrale, à l’essentiel : la terre, le bois, le feu, l’air ; faire naitre l’existence.

Que disparaissent les barrières de l’impossible! Que vienne le possible : chercher, rechercher, construire pas à pas pour créer un tout ; un mouvement, organique et vivant. Une énergie vitale s’impose enfin.